L’Artisanat made in France s’exporte

Rencontre avec deux entreprises artisanales qui, après s’ être rapidement imposées en France, rêvent de s’ imposer à l’étranger.

Alors que le « Made in local » prend une place de plus en plus importante aujourd’hui, les artisans s’appuient aussi sur la réputation du « Made in France » pour viser encore plus grand : l’exporter dans le monde entier.

La preuve avec deux d’entre eux, rencontrés lors des journées Expert des 17 et 18 juin derniers.

Des bijoux déjà célèbres

Julie Lambert est bijoutière, formée par l’Ecole Boulle. Son parcours l’emmène alors à Madagascar pour y effectuer un Volontariat International en Entreprise (V.I.E), avant de créer sa propre entreprise : L’Artisan Créateur. « Je réalise des bijoux en corne de zébu et l’associe à des matières naturelles et nobles» explique Julie, c’est un concept original qu’elle instaure ici en important des cornes de zébu d’Afrique du Sud et d’Asie.

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Julie Lambert et William Levret de l’Abbaye sont jeunes et déjà connus hors de nos frontières.

Julie s’est d’abord lancée en tant qu’ auto-entrepreneur « Je suis partie avec 400 € de stock en poche, mais j’ai dû arrêter au bout de deux ans » nous dit-elle, « ça marchait trop bien ». La jeune femme reprend ensuite son projet et crée une EIRL. Connue en France, elle a également exporté en Italie pour la marque Louis Vuitton et participe à divers salons italiens. Son atelier est situé à Arras et son objectif proche est d’exporter aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne et aux Pays-Bas. Elle a donc commencé par se renseigner sur les marchés des pays concernés et sur l’accompagnement proposé par la Chambre de métiers et de l’artisanat. De ses visites, elle participera à deux salons importants en Italie et aux Pays-Bas, ouverts aux professionnels de la bijouterie, galeries d’art et revendeurs : en plein cœur de sa cible ! Prochaine priorité : traduire son site web en anglais.

« Nos produits intéressent le monde entier »

Deux ans après la création de leur entreprise, Tamy Potasz Copat et Pierre-Emmanuel Rouzineau ne font pas mystère de leur ambition. Ensemble, ils ont créé une marque de chaussures féminines « éthiques et chics » baptisée Abigaïl. Ils sont déjà présents aux USA, en Allemagne, en Belgique et ont conclu quelques ventes au Japon.

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Tamy Potasz Copat et Pierre-Emmanuel Rouzineau aimeraient exporter leurs créations dans le monde entier

Leurs modèles sont positionnés haut de gamme, produits en petite série et numérotés. Tamy crée les modèles, choisit les cuirs et Pierre-Emmanuel en assure la production et la commercialisation.

Tamy Potasz Copat et Pierre-Emmanuel Rouzineau ont rencontré des représentants des USA, Corée du Sud, Japon, Russie et Australie pour élargir leur marché.

Ils se sont intégrés au programme PARI (Programme artisanal régional international) financé par le Conseil régional du Nord – Pas de Calais et qui consiste à accompagner les artisans souhaitant exporter. Dans ce cadre, un diagnostic export a été établi, on connait désormais la suite !

Insatiables, les deux associés travaillent déjà sur leur diversification et s’apprêtent à commercialiser des ceintures et des pochettes pour Smartphones et tablettes, qu’ils ont bien l’intention de vendre dans le monde entier aussi.

Les clients de la région ne sont pas oubliés car leur boutique se situe à Roubaix, au sein du Faubourg des modes. Et on peut aussi acheter en ligne.

Retrouvez les créations de L’Artisan Créateur, sur le site www.lartisan-createur.com

et les créations d’Abigaïl sur www.byabigail.com